N i c o l a s    G i g l i o t t i  -     M E D I U M  -  V O Y A N C E  -  C O N S U L T A T I O N
 
Nicolas dans la presse
 
 
 
 
 
L'affaire Carlin rebondit
 
La Dernière Heure 2007
 
(27/03/2007)
 
 
 
Deux vêtements trouvés de façon atypique
 
BRUXELLES Deux vêtements pour dame ont été trouvés, à Verviers, par Marie-Agnès Carlin. Sa soeur Sylvie Carlin a disparu, il y a 12 ans, dans la région de Tournai. Les deux vêtements, un chemisier et des panties, ont été déterrés hors de toute enquête officielle, dans des circonstances plutôt atypiques. Peut-être même une première en Belgique. Pour autant, le chemisier et les bas ont été remis à la justice et un P.-V. de police a été rédigé et versé au dossier du parquet de Tournai. Le P.-V. détaille comment la soeur aînée de Sylvie Carlin, en dernier ressort après dix ans d'enquête, s'est adressée à un voyant, et comment des méthodes inspirées du wija , échappant complètement au rationnel, ont désigné un endroit improbable où ne devaient se trouver que de la terre, des racines et des cailloux, et pas un chemisier ni des bas de femme. Avocate de la famille Carlin, Me Barbara Marganne confirme. Mais n'ajoute aucun commentaire. Deux heures à écouter Marie-Agnès Carlin. À l'écouter, à l'observer. Et c'est étonnant. Passionnant. Pas une comique, Marie-Agnès. Elle élève trois enfants, travaille dur, refoule des larmes quand elle parle de Sylvie. Cette femme est visiblement bouleversée. Le voyant wija lui a fait promettre la discrétion. Il fuit la publicité. C'est un jeune homme qui vit chez ses parents. Il ne lui a rien demandé, n'a pas voulu d'argent. Marie-Agnès Carlin ne lui a donné que le prénom de sa soeur, Sylvie, et une photo. Il utilise des techniques de magie et de numérologie connues, en ésotérisme, sous le nom de wija, présentée comme une façon d'entrer en contact avec les esprits. Au départ du prénom et d'une photo, le jeune homme a sorti le nom de famille correct - Carlin ; le mot - marraine (or Marie-Agnès est la marraine de Sylvie) et le prénom de Jérôme (or Sylvie était la marraine d'un Jérôme, NdlR). Sylvie a peu été médiatisée. En 1994, le jeune homme était encore gamin. Pour Marie-Agnès, qu'il ait pu deviner le nom de Carlin, le prénom de Jérôme et parler encore de "marraine", dépasse tout simplement l'entendement. L'entretien a duré. En trois heures, le jeune homme lui a aussi indiqué l'endroit où se trouveraient les restes de Sylvie. Des explications détaillées : Verviers, un rond-point, un chemin, un pont, un sentier, une ancienne auberge blanche en ruines, enfin un talus. Alors, ils ont décidé de se rendre sur place. C'était un samedi matin. Marie-Agnès n'oubliera jamais. Sur place, tout correspondait parfaitement. Elle ne sourit plus, Marie-Agnès, elle pleure en racontant la suite. Pour le journaliste, le moment est étonnant. Ils ont décidé de creuser. La soeur de Sylvie Carlin décrit un endroit retiré et difficile d'accès. Le genre d'endroit où creuser paraît une pure perte de temps. Ils y ont trouvé ces deux vêtements, des panties et un chemisier rouge dont rien n'indique bien sûr qu'ils auraient appartenu à Sylvie. Mais maintenant c'est le doute qui ronge la famille : et si jamais ? Selon Me Barbara Marganne, le parquet de Tournai paraît adopter, dans cette affaire, une attitude qui n'est pas de tout rejeter d'emblée. Pour l'instant, le trou de Verviers n'a pas été rebouché.
 
Gilbert Dupont© La Dernière Heure 2007
 
 
 
 
 
L'affaire Carlin rebondit

Sur base d'indications provenant d'un voyant, la soeur de la disparue, Marie-Agnès Carlin, a en effet découvert enterrés dans son jardin, à Verviers, un chemisier et des panties de Sylvie. Un pv précise les circonstances qui ont amené à cette découverte. Les vêtements ont été remis au parquet de Tournai. (GFR)